par Brian Thomas, M. S. *

Les scientifiques de la Harvard Medical School croient qu’ils sont plus près de la création de la vie à partir de la matière non vivante – mais il existe de bonnes raisons d’en douter.

Le biologiste moléculaire Jack Szostak et son équipe sont en train de construire « des modèles cellulaires simples qui peuvent presque être appelés vie », selon un rapport en ligne. Ils espèrent que ces « protocellules » fabriquées à partir de molécules grasses vont piéger les précurseurs des acides nucléiques et les tenir assez longtemps pour que ces précurseurs chimiques commencent à se répliquer. Cette réplication est supposée être au démarrage de l’évolution de la vie. Dans une récente édition des Proceedings of the National Academy of Sciences, Szostak a publié ses travaux sur les membranes spéciales qui, selon lui, pourraient avoir été impliquées dans ce processus.

Bien que considéré comme « aussi proche que jamais d’une transformation de produits chimiques en des organismes biologiques, » l’ensemble de cet effort a d’immenses obstacles à surmonter avant de pouvoir démontrer la possibilité que la vie a spontanément été générée à partir de la non-vie. Voici quelques-uns des obstacles que les processus naturels doivent avoir surmonté pour créer la protocellule de Szostak, en supposant l’absence de Dieu :

    SI l’évolution néo-darwinienne, qui est censée impliquer la sélection par la nature d’organismes entiers à partir d’une population, s’applique aux produits chimiques bruts, et

    SI la première membrane cellulaire n’a pas été faite avec des phospholipides comme toutes les cellules de la vie actuelles, mais plutôt par des acides gras, et

    SI il y avait une mer remplie de nutriments sur une terre primitive, et

    SI ces nutriments contenaient seulement les bons produits chimiques « précurseurs »,3 et

    SI ces nutriments ont été optiquement purifiés (ce qui comme la science le montre ne peut pas se faire sans machines),4 et

    SI ces précurseurs pouvaient finalement se transformer en produits chimiques de la vie réelle: ADN, ARN, protéines, vitamines, cholestérols et certains glucides (bien que la chimie ait montré que cela est impossible sans machines),5 et

    SI ces nutriments ont été fortement concentrés dans une petite zone, malgré les forces qui mèneraient à leur diffusion, et

    SI des acides gras pourraient être spontanément générés dans une soupe aqueuse, et

    SI la concentration en éléments nutritifs a coïncidé avec une bulle d’acide gras flottant, et

    SI l’océan a eu le pH adéquat nécessaire à la formation des « vésicules » (bulles assemblé à partir des acides gras pour servir de récipients pour les nouvelles cellules), et

    SI la température dans cet océan a fluctué précisément pour perturber l’intégrité de la bulle, permettant la pénétration de nutriments à l’intérieur (mais pas hors!) d’elle, et

    SI l’oxygène, les radicaux libres, d’autres produits chimiques nocifs, la lumière ultraviolette, l’électricité, ou des motions physiques n’étaient pas là pour perturber la concoction délicate, et

    SI les températures élevées requises pour induire la bulle pour assimiler des petits morceaux d’ARN, n’ont pas aussi décomposé les précurseurs avant qu’ils « comprennent » comment se reproduire ou tout au moins se maintenir,6 et

    SI les vésicules huileuses de petite taille qui se sont formées spontanément devaient en quelque sorte s’élargir, fournissant un espace interne adéquat pour abriter des précurseurs biochimiques, mais sans perdre l’intégrité structurelle,

    ALORS nous aurions une bulle contenant des substances chimiques qui est aussi proche d’une cellule vivante qu’un globe de bureau l’est de la planète terre.

En bref, la science la plus récente ne nous a donné aucune raison de douter d’une déclaration vieille de 48 ans faite par un scientifique honnête: « Le chimiste physique, guidé par les principes prouvés de la thermodynamique et de la cinétique chimique, ne peut offrir aucun encouragement au biochimiste, qui a besoin d’un océan rempli de composés organiques pour former des coacervats même sans vie. »6

Malgré les affirmations naturalistes, la vie n’est pas simplement le produit de débris chimique accumulés au hasard. Un corps vivant et un corps non-vivant peuvent partager la même constitution chimique, mais seul l’un d’entre eux est vivant. La vie contient des structures spécifiques, ainsi que la valeur qu’une encyclopédie d’informations non répétables qui fournissent les instructions génétiques nécessaires pour maintenir cette vie. En outre, nous observons toujours que ces attributs n’émergent pas naturellement. Les produits chimiques ne peuvent créer la vie – ils peuvent seulement maintenir la vie qui est déjà présente. La vie est finalement un don de Dieu.7

Références

Madrigal, A. 2008. Biologists on the Verge of Creating New Form of Life. Wired Science. Mis en ligne le 8 septembre, 2008, consulté le 10 septembre, 2008.

Mansy, S. S. and J. W. Szostak. 2008. Thermostability of model protocell membranes. Proceedings of the National Academy of Sciences. 105 (36): 13351.

Les produits chimiques « corrects » ne peuvent être ceux qui sont trouvés dans les êtres vivants d’aujourd’hui, car certains des petits blocs de construction chimiques qui sont présents dans les organismes vivants ne peuvent se former spontanément, et les, produits chimiques purs préparés subissent une dégradation rapide, surtout en présence d’eau, d’oxygène, et la lumière ultraviolette. Pour plus d’information, voir Gish. D. 2007. A Few Reasons an Evolutionary Origin of Life Is Impossible. Acts & Facts. 36 (1).

McCombs, C. 2004. Evolution Hopes You Don’t Know Chemistry: The Problem with Chirality. Acts & Facts. 33 (5).

Gish, D. 1976. Origin of Life: Critique of Early Stage Chemical Evolution Theories. Acts & Facts. 5 (1).

Hull, D. E. 1960. Thermodynamics and Kinetics of Spontaneous Generation. Nature. 186: 693-695.

Job 33:4.

* Mr Thomas est rédacteur scientifique.

Source : http://www.icr.org/article/protocell-research-verge-of-dead-end