Le 21 mars 2018.

Par David F. Coppedge

Si les hommes modernes ont quitté l’Afrique il y a 185 000 ans ou plus, pourquoi la langue la plus ancienne de l’Inde remonte-t-elle à une date séparée de notre époque par un intervalle de temps qui représente moins de 3% de ce temps ?

Quel âge a la plus ancienne langue humaine ? Il est difficile de le dire. En utilisant les analyses et statistiques linguistiques, les scientifiques de l’Institut Max Planck ont estimé l’âge de la famille des langues dravidiennes des régions méridionales de l’Inde à 4 500 ans. Phys.org rapporte que les Dravidiens étaient présents un millier d’années avant l’arrivée des Indo-aryens en Inde. Environ 220 millions de personnes parlent encore 80 dialectes dérivés de la famille des langues anciennes.

« L’étude des langues dravidiennes est cruciale pour comprendre la préhistoire en Eurasie, car elles ont joué un rôle significatif en influençant d’autres groupes linguistiques », explique Annemarie Verkerk, correspondante de l’Institut Max Planck des Sciences de l’Histoire Humaine. Ni l’origine géographique de la langue dravidienne, ni sa dispersion exacte dans le temps ne sont connues avec certitude. Le consensus de la communauté des chercheurs est que les Dravidiens sont originaires du sous-continent indien et étaient présents avant l’arrivée des Indo-aryens (parlant l’indo-européen) en Inde il y a environ 3 500 ans. Il est probable que les langues dravidiennes fussent beaucoup plus répandues à l’Ouest dans le passé qu’elles ne le sont aujourd’hui.
L’estimation semble être à la hausse, repoussant l’origine du langage à une date plus reculée que prévu, mais n’allant pas au-delà de 4 500 ans au total.
Les chercheurs ont utilisé des méthodes statistiques avancées pour estimer l’âge du sous-groupe de la famille des langues dravidiennes à environ 4 000-4 500 ans. Cette estimation, bien que conforme aux données suggérées par les études linguistiques précédentes, est un résultat plus robuste, car elle a été trouvée de manière systématique dans la majorité des différents modèles statistiques d’évolution testés dans cette étude. Cet âge correspond bien également aux conclusions de l’archéologie, qui avaient auparavant exactement placé la diversification du dravidien dans les branches du Nord, du Centre et du Sud à cette date, date qui coïncide avec les débuts des développements culturels qui se voient de manière évidents dans le registre archéologique.

L’article, publié dans la revue scientifique Royal Society Open Science ne peut pas exclure la fourchette 6 000-6 500 ans, mais conclut que la date la mieux soutenue reste 4 500 ans pour la racine de l’arbre des langues dravidiennes. Cette nouvelle date est plus récente que les estimations antérieures qui donnaient une date de 6 000 ans, voire de 13 000 ans. Dans tous les cas, la date de début de cette famille linguistique est bien plus récente que les estimations évolutionnistes de l’époque où les humains modernes ont existé en Asie.

Étant parvenue à ces mêmes estimations en empruntant un autre chemin, la BBC News avait déclaré en janvier dernier (2018) que notre espèce (Homo sapiens) avait quitté l’Afrique plus tôt que prévu. Pallab Ghosh écrivait ceci :
« Une nouvelle datation de fossiles originaires d’Israël indique que notre espèce (Homo sapiens) a vécu en dehors de l’Afrique il y a environ 185 000 ans, quelque 80 000 ans plus tôt que la date estimée à partir des preuves précédentes… »

« Nous devons réécrire toute l’histoire de l’évolution humaine, non seulement pour notre propre espèce, mais également pour toutes les autres espèces qui vivaient hors d’Afrique à cette époque », a expliqué le chercheur de l’Université de Tel Aviv.

Le professeur Chris Stringer du Musée d’Histoire Naturelle de Londres, qui n’a pas participé à l’étude, a déclaré : « Cette découverte brise la limite établie de 130 000 ans pour les humains modernes hors d’Afrique… »

En fait, les chercheurs croient même que des fossiles plus anciens d’humains modernes pourraient encore être trouvés en Asie. L’article continue de repousser les dates de la migration humaine à 250 000 années sur l’échelle de temps darwinienne, et peut-être plus. Ghosh rappelle aux lecteurs que des fossiles humains modernes ont été trouvés au Maroc datant de 315 000 années sur l’échelle de temps darwinienne. Ghosh termine en disant :

« Ceci représente une date plus reculée que la date généralement acceptée de 200 000 ans pour l’origine de notre espèce, laquelle date est fondée sur des études génétiques et des découvertes de fossiles tels que les restes d’Omo datant de 195 000 ans en provenance d’Éthiopie. Et il est possible que des découvertes futures repoussent encore cette date. »

Évidemment, ce n’est pas à partir d’ossements que l’on peut dire quelle langue parlaient ces humains. Et pourtant, s’ils étaient anatomiquement identiques à nous, avec des cerveaux de taille égale aux nôtres (quelquefois plus grande en moyenne, comme chez les Néandertaliens), il serait ridicule de supposer qu’ils n’utilisaient pas de langage, surtout lorsqu’ils étaient assez intelligents pour effectuer des migrations d’un continent à un autre.

Les dates créent une tension extrême pour le système de croyances évolutionniste. D’un côté, les évolutionnistes veulent penser que nos semblables ont « évolué » il y a plus de 300 000 ans et que, peu de temps après, ils ont émigré en Europe et en Asie. Aussi, quand ils y sont arrivés, n’ont-ils eu aucun problème à se croiser avec les Néandertaliens. Mais dans ce cas, à l’autre extrême, l’un des groupes linguistiques les plus anciens ne remonte pas à plus de 4 500 ans. Qu’est-ce que des humains comme nous ont fait pendant 295 000 ans ? Que se sont-ils dit ? Pourquoi n’ont-ils pas construit des villes permanentes ? Vivaient-ils vraiment dans des grottes pendant tout ce temps ? Pourquoi la première civilisation arrive-t-elle de manière si tardive ?

Cette tension est créée par les exigences des datations évolutionnistes. Darwin a besoin d’environ 6 millions d’années pour permettre l’évolution du chimpanzé vers l’homme. Toutes les dates intermédiaires sont sujettes à des remises en cause brusques, et continuent à être secouées, comme nous l’avons rapporté depuis 18 ans. Chaque nouvelle découverte produit l’inquiétude prévisible : « Nous devons réécrire toute l’histoire de l’évolution humaine. » Pourquoi ne pas réécrire la partie relative à l’évolution ? Pourquoi ne pas réécrire ce qui a trait aux longs âges ? L’on pourrait penser qu’une théorie qui échoue de façon répétitive depuis des décennies devrait être la première à disparaître.

Les croyants bibliques ne sont pas surpris de l’âge de la famille des langues dravidiennes. Il est proche des estimations de la date de la dispersion à l’époque de la tour de Babel. N’est-ce pas logique qu’aussitôt après Babel, ceux qui pouvaient se comprendre se soient dispersés dans toutes les directions au sein de groupes tribaux ? Bien sûr, cela est tout à fait logique. C’est ce que font les gens sensés. Et la Bible dit que c’est ce qui s’est produit ensuite (Genèse 9-11, le chapitre 12 qui suit se connecte parfaitement avec les preuves historiques extrabibliques). De toute évidence, certains ont quitté Babel pour s’installer dans le sous-continent indien, où ils ont trouvé un habitat propice et où ils ont commencé à se multiplier, en utilisant leur langue commune. D’autres se sont déplacés plus à l’Est, allant jusqu’en Chine, et il en a été de même pour tous les points cardinaux.

Le langage « évolue » suivant un dessein intelligent, et non par sélection naturelle. Une fois dotés d’un langage commun, les humains peuvent décider librement de la signification de certains mots, et du choix des règles grammaticales qu’ils veulent modifier par commodité ou pour s’adapter à de nouvelles situations. Comme d’habitude, des groupes distincts développeront des dialectes, qui divergeront davantage avec le temps. C’est ce qui s’est passé pour l’anglais américain en quelques siècles. Les différents langues et dialectes dravidiens d’aujourd’hui continuent à renvoyer vers ce groupement originel qui s’est installé dans la région bien longtemps après Babel.
Cela implique, bien sûr, que les dates évolutionnistes de 185 000 ans, 250 000 ans, 315 000 ans et tout le reste de ces marmonnements des partisans des longs âges se comptant en millions ou milliards d’années sont de la pure fiction. Ces longs âges n’ont jamais existé. L’histoire humaine remonte juste à quelques milliers d’années. Notre Créateur nous a dit ce qui s’est passé. Les preuves vont dans ce sens.